Un mariage d’une centaine d’invités coûte de 8 000 à 20 000 €, avec une majorité de budgets autour de 13 000 €. Ramené à l’invité, on tourne entre 90 et 200 €.
Ce chiffre par tête est le seul qui permette de piloter un budget. La moitié des postes le suivent. L’autre moitié n’en dépend pas du tout, et c’est en confondant les deux que presque tous les budgets de mariage dérapent, en général au moment où l’on ajoute quinze personnes à la liste sans rien changer d’autre.
| Poste | Ce qui le fait varier | Montant pour 100 invités |
|---|---|---|
| Traiteur et boissons | le nombre d’invités | 5 000 à 12 000 € |
| Lieu de réception | forfait | 1 500 à 6 000 € |
| Photographe | forfait | 1 200 à 3 000 € |
| Tenues des mariés | forfait | 1 000 à 4 000 € |
| Musique, DJ ou groupe | forfait | 600 à 2 500 € |
| Décoration et fleurs | mixte | 500 à 3 000 € |
| Faire-part et papeterie | le nombre d’invités | 200 à 700 € |
| Alliances | forfait | 500 à 2 500 € |
Le traiteur, à lui seul la moitié du budget
C’est le poste qui décide. Le seul, aussi, qui se multiplie par le nombre d’assiettes. Un cocktail dînatoire se négocie 50 à 90 € par personne, un repas assis à trois plats 90 à 150 €, un menu gastronomique dépasse 180 €.
Les boissons se comptent à part et elles surprennent : 25 à 45 € par personne quand le traiteur les fournit. Beaucoup de lieux autorisent l’apport de ses propres bouteilles contre un droit de bouchon de 5 à 15 € par convive, ce qui reste très favorable.
Retirer vingt invités économise 2 000 à 3 000 €. Aucun autre arbitrage n’approche ce montant, et c’est celui que personne ne veut faire.
Le lieu, un forfait déguisé en tarif
Une salle communale se loue 300 à 1 200 € le week-end. Un domaine privé avec hébergement demande 3 000 à 8 000 €, souvent pour deux nuits imposées.
Le prix affiché ne renseigne sur rien. Demandez ce qu’il comprend : le mobilier, la vaisselle, le nettoyage de fin, l’heure à laquelle la musique doit s’arrêter, l’obligation de passer par un traiteur référencé. Une salle à 800 € qui impose son traiteur à 130 € par personne coûte plus cher qu’un domaine à 3 000 € laissant le choix.
Les saisons et les jours, un levier de 30 %
Juin, juillet et septembre concentrent la demande. Les prestataires n’y négocient rien. Se marier un vendredi de mai ou un samedi de mars revient 20 à 30 % moins cher sur presque tous les postes, lieu et photographe compris.
Le mois d’août se réserve plus facilement, parce que beaucoup d’invités sont en vacances.
Ce qu’on n’avait pas prévu
- les heures supplémentaires du DJ ou du traiteur après minuit : 100 à 300 € de l’heure ;
- la sonorisation du vin d’honneur, souvent facturée à part de la soirée ;
- le transport des invités entre la mairie, l’église et le lieu de réception ;
- les tenues de la famille proche, quand on les prend en charge ;
- l’essai coiffure et maquillage : 80 à 200 €, distinct de la prestation du jour ;
- les frais de déplacement des prestataires au-delà d’un rayon fixé au contrat, à 0,50 € le kilomètre en moyenne.
Où l’on peut payer moins
Réduire la liste. C’est le seul levier proportionnel, et il agit sur le traiteur, les boissons, la papeterie et la taille du lieu en même temps.
Se marier hors saison, hors samedi. Deux ou trois mille euros sur un budget de dix mille, sans rien retirer de la fête.
Négocier le droit de bouchon. Acheter son champagne et son vin en direct chez un producteur, puis payer le service, économise couramment 1 500 € sur cent invités.
Prendre le photographe pour une demi-journée. La cérémonie et le vin d’honneur portent l’essentiel des images que l’on regardera. La soirée complète double le forfait pour des photos que l’on trie rarement.
Renoncer au faire-part imprimé. Une invitation numérique et une carte de remerciement papier envoyée après coup coûtent le tiers, et le remerciement est ce qui se garde.
Questions fréquentes
Faut-il verser des acomptes longtemps à l’avance ? Oui. Les lieux et les photographes se réservent douze à dix-huit mois avant, avec 30 % à la réservation. C’est ce calendrier qui oblige à arrêter le nombre d’invités très tôt, avant même d’avoir la liste définitive.
Que couvre l’assurance annulation ? Elle coûte 100 à 300 € et rembourse les acomptes en cas de maladie, de décès ou d’empêchement de l’un des mariés. Le changement d’avis et les intempéries sont presque toujours exclus. Ce sont pourtant les deux motifs auxquels on pense en la souscrivant.